Eurielle JOLY
Psychologue-Thérapeute à Saint-Avold
 
14, rue du Général Mangin, 57500 Saint-Avold
 
Indisponible aujourd'hui
 
06 79 01 59 02

EMDR à Saint-Avold

" Eyes Movement Desensitization and Reprocessing."

ou Mouvements Oculaires de Désensibilisation et de Retraitement
(de l'information)

Quelle est l’origine de l’EMDR ?

La thérapie EMDR est mise au point en 1987 par Francine Shapiro, une américaine qui a découvert l'effet bénéfique des mouvements oculaires au cours d'une promenade dans un parc. Alors doctorante en psychologie, elle en fait sa propre expérience qu’elle relate ainsi : «….Pendant que je marchais, je remarquais que chaque fois qu’une idée dérangeante apparaissait à ma conscience, mes yeux faisaient spontanément des va-et-vient. Ils suivaient rapidement et répétitivement une diagonale, d’en bas à gauche à en haut à droite. En même temps, je notais que l’idée désagréable était sortie de mon esprit et que, quand je l’y ramenais, elle ne me dérangeait plus autant. J’étais intriguée. J’essayais de le faire délibérément : je pensais à quelque chose d’autre qui provoquait en moi une petite anxiété et cette fois je fis intentionnellement les rapides mouvements des yeux. La pensée disparut, elle aussi. Et quand je la ramenais à mon esprit, sa charge émotionnelle négative n’était plus là. »

La thérapie EMDR était née…Francine Shapiro utilise ce constat dans sa thèse doctorale en psychologie comportementale avant de publier sa première description de l'EMDR.

En 1994, elle reçoit l'Award for Distinguished Scientific Achievement in Psychology. En 2002, elle se voit décerner le prix Sigmund-Freud (plus haute distinction mondiale en psychothérapie) par l'Association mondiale de psychothérapie et par la ville de Vienne.

Importée en France en 1994, cette thérapie est popularisée par David Servan-Schreiber à travers son livre "Guérir".

Validée par la Haute Autorité de Santé en 2007, par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 2013, puis par l'Inserm en 2015, son efficacité a été vérifiée en cabinet et en milieu hospitalier.

A l’heure actuelle, l’EMDR est organisée au niveau mondial, afin d’assurer la plus haute qualité des thérapies entreprises.

Plus de 100 000 thérapeutes y sont formés et des millions de personnes ont été traitées avec succès au cours des 25 dernières années.

Comment fonctionne l’EMDR ?

La thérapie EMDR utilise une stimulation sensorielle bi-alternée rapide de droite à gauche qui se pratique par mouvements oculaires. Après avoir verbalisé préalablement son problème ou évènement traumatisant, le patient suit les doigts du thérapeute qui passent de droite à gauche devant ses yeux tout en se connectant par la pensée à l’évènement en question.

L’objectif est de stimuler la zone du cerveau dans laquelle sont stockés les sensations, les émotions et les souvenirs des traumatismes vécus (cf Thérapies Somato-psychiques). Nous savons qu’une personne développe des troubles de stress post-traumatique (TSPT) lorsque son psychisme est dépassé par le choc traumatique et que sa fonction d’autorégulation est perturbée voire bloquée. A préciser que les événements à l'origine de cet état de stress peuvent remonter jusqu’à l'enfance.

Les mouvements oculaires par stimulations bilatérales permettent d’activer le travail de cicatrisation psychique rendu possible par les facultés naturelles du cerveau à transformer les informations à l'origine d'un traumatisme (capacité d’autorégulation et d’auto-guérison). Le souvenir traumatisant va alors être dissocié de l'émotion, afin que cette dernière n’entraîne plus de souffrance. Seul un souvenir narratif de l'événement reste, les sensations et les émotions négatives et désagréables qui y étaient associées disparaissent. Une mise à distance du souvenir s’est opérée, ce qui permet de limiter l’impact émotionnel et sensoriel associé.

Comment se déroule une séance ?

La thérapie EMDR s’appuie sur un protocole de traitement précis structuré en 8 phases.

Au démarrage d’une thérapie EMDR, une préparation est nécessaire (entretiens préliminaires) du fait de l’effet puissant de cette thérapie sur le psychisme du patient. Ces entretiens ont pour objectif de construire une relation thérapeutique de confiance patient-thérapeute, d’identifier et de s’accorder sur le problème à traiter, d’aborder les souvenirs traumatiques à l’origine du problème évoqué, mais aussi de mettre en place des outils psychocorporels de stabilisation émotionnelle (à utiliser en cours de séance ou entre les séances par le patient seul).

Lors des séances qui suivent les entretiens préliminaires de préparation, les stimulations bilatérales alternées pourront retraiter les souvenirs traumatiques ciblés, les uns après les autres. Il s’agit d’un processus psychique de traitement conscient qui correspond au fonctionnement naturel du cerveau en autorégulation. Plusieurs séances pourront être nécessaires pour traiter un seul souvenir.

Au début de la séance, le thérapeute invite son patient à se concentrer sur le souvenir traumatique à l’origine du problème à traiter en se remémorant les aspects sensoriels les plus perturbants (sensation physique, image, son ou odeur), ainsi que les pensées et ressentis actuels négatifs qui y sont associés. Le thérapeute demande à son patient d’évaluer son niveau de stress sur une échelle de 1 à 10.
Entre chaque série de stimulations bilatérales alternées rapides pratiquées par le thérapeute, le patient est invité à exprimer ce qui lui vient à l’esprit. Sans effort, l’évènement traumatique se retraite spontanément et différemment en fonction du vécu du patient, de sa personnalité, et de ses ressources.
Les stimulations ne sont stoppées que lorsque le souvenir ne génère plus de perturbations. Le patient doit alors être capable de le vivre avec détachement. Toujours à l’aide de stimulations bilatérales alternées rapides, la dernière étape consiste à faire en sorte que le patient soit en mesure d’associer une pensée positive et constructive à ce souvenir. Si le patient peut traverser des émotions intenses durant une séance d’EMDR (qui dure en moyenne de 60 à 90 minutes), il ressent généralement une nette amélioration en fin de séance... Pour s’en assurer, le thérapeute interroge le patient pour évaluer son nouveau niveau de stress en se référent à l’évaluation de base sur l’échelle, l’objectif étant de ramener le niveau au plus proche de zéro pour retrouver un état d’équilibre psychique, physique et émotionnel.

Quelle est la relation patient-thérapeute ?

Le thérapeute EMDR a une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans la capacité d’auto-guérison propre à chacun, l’importance de l’histoire personnelle, une approche centrée sur la personne, un pouvoir restauré, l’importance du lien corps-esprit, un bien-être et une amélioration des performances. Néanmoins, compte tenu de la réactivation possible (et même attendue) d’émotions et de douleurs fortes lors des séances d’EMDRle thérapeute se doit d’être rigoureux et de prendre un certain nombre de précautions en suivant un protocole précis et adapté à son patient (qui se décline en 8 phases). Lors d’une séance d’EMDR, le thérapeute se positionne à côté de son patient, dans la position dite des « bâteaux qui se croisent ». La distance entre eux est donc considérablement réduite en comparaison aux autres formes de thérapies (si ce n’est l’hypnose). Cette proximité est nécessaire pour la réalisation de la stimulation bilatérale.Elle permet aussi au patient de se sentir plus soutenu car il est fréquent et normal de ressentir des émotions fortes lors d’une séance d’EMDR. A préciser qu’à la différence d’une thérapie fondée uniquement sur la parole, les insights ( les prises de conscience) dans la thérapie EMDR ne résultent pas tant des interprétations du thérapeute que des processus intellectuels et émotionnels accélérés par stimulations bilatérales alternées.

Sur quel fondement scientifique la thérapie EMDR repose-t-elle ?

L’EMDR permet d’abaisser la teneur émotionnelle des souvenirs douloureux et remet en route la capacité innée du cerveau : le traitement adaptatif de l’information. Ces souvenirs sont alors intégrés aux autres expériences et cessent d’être réactivés dans le présent. Si la science a prouvé l’efficacité de l’EMDR, notamment grâce à l’imagerie cérébrale, elle n’explique pas encore comment cela fonctionne exactement. Les recherches sont toujours en cours.

Applications pour l’EMDR

  • Les traumatismes psychiques,
  • Les chocs émotionnels,
  • Le deuil,
  • Les phobies,
  • Les angoisses,
  • Les troubles anxieux,
  • Les états dépressifs,
  • Les troubles du comportement alimentaire,
  • Les douleurs chroniques,
  • L’agression,
  • La maltraitance,
  • L’accident,
  • L’estime de soi,
  • Les difficultés d’engagement,
  • La volonté d’affirmation,
  • Les problèmes d’insécurité…

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